• La transgression du corps et de l'art....

    Roberta Lima, une autre vision de la féminité


    Sur scène, une femme s’apprête à se taillader les cuisses pour se les coudre l’une contre l’autre. Roberta Lima, une artiste brésilienne de 34 ans, travaille avec sa propre chair. Son but : détruire l’image du corps féminin. Elle se fait retirer des morceaux de peau de son avant bras, sans anesthésie et se transforme en quartier de viande fraîche, comme au rayon boucherie.

    Roberta Lima : "Je viens du Brésil et c’est un pays où le corps de la femme doit être très galbé, très marqué sexuellement. J’ai eu beaucoup de mal à vivre dans un environnement où le corps féminin est défini de cette manière. Au Brésil, j’étais une espèce de phénomène, et ça me plaisait assez. Mais depuis que je vis en Europe, je me suis rendue compte que je suis tout simplement une féministe."

    La performance que Roberta Lima présentait au Festival du Danube de Krems, s’appelle « 16 Stiche -16 entailles ». L’artiste porte une robe de mariée, symbole de virginité mais aussi de défloration. La robe est agrafée directement sur sa peau. Les canules pénètrent profondément dans la chair.
    La performance de Roberta Lima rappelle les exhibitions de monstres d’autrefois. Mais ici, c’est la douleur qui est livrée au public. Certains s’en amusent, d’autres sont mal à l’aise. Roberta Lima ne franchit pas les limites traditionnelles des deux sexes. Son but est pourtant de semer le trouble. Pour le public, ses performances sont une occasion de se confronter avec une vision de la féminité qui sort de l’ordinaire.

     

     

    Emission sur ARTE...

     

     

    Phénomène de société ou malaise de notre société.... Homme ou femme...

     

     


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