• Pourquoi as-tu fais ça ?

    Même si la vie n'est pas toujours rose,

    Même si chaque jour est un combat.

    Ne laisse pas la mort entrer en toi.

     

    Refrain

     

    Tu 'appelais Myriam,

    Tu avais toute la vie devant toi,

    Mais tu as décidé de prendre un rendez-vous avec le néant.

    Pourquoi as-tu fais ça ?

     

    Refrain

     

    Pourquoi n'as-tu pas dit non à la mort ?

    Pourquoi n'as-tu pas pris la fuite devant elle ?

    La faible flamme qui brillait encore en toi s'est éteinte,

    Et la nuit t'a enveloppée dans son grand manteau noir...

     

    Refrain

     

    Tu t'appelais Myriam,

    Tu étais timide et très discrète,

    On pouvait lire sur tes lèvres de la joie.

    Mais pourquoi as-tu fais ça ?

     

    Refrain

     

    Est-ce que c'était une façade ?

    Peut-être as-tu enfin trouvé le bonheur ?

    Au moins là où tu es, tu es en paix,

    Personne ne te feras plus de mal.

     

    Refrain : Regarde le soleil,

                   Il devient noir,

                   L'ombre a gagné sur la lumière,

                   La mort est là !

     

     

    Chanson de Sébastien Risse pour "The Dark-street Art"

     


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  • Il était une fois....

     

    Pour la première fois, je voudrais vous présenter mon travail et vous faire découvrir de nouveaux groupes de musique... J'aime depuis des années le métal et le mouvement gothique... Ce vendredi, j'ai été voir trois différents groupes de musique métal et c'est avec plaisir que j'aimerais vous les faire découvrir....

    Voici mon documentaire que j'ai entièrement tourné avec un IPhone 4 et monté avec IMovie...


    Le voici, le voilà....

     


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  • Bataille d'Okinawa

    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
    Bataille d'Okinawa
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    Informations générales
    Date 1er avril 1945
    21 juin 1945
    Lieu Okinawa, Japon
    Issue Victoire américaine décisive
    Belligérants
    États-Unis États-Unis Japon Empire du Japon
    Commandants
    Simon Bolivar Buckner, Jr. Mitsuru Ushijima
    Forces en présence
    150 000 initialement,
    300 000 en cours de bataille
    120 000+
    Pertes
    18900 tués, 49 000 blessés + 26 000 non-combattants blessés, 763 avions abattus 107 000+ soldats tués, 10 755 prisonniers, 100 000+ civils tués
    Seconde Guerre mondiale,
    Guerre du Pacifique
    Batailles
     

    La bataille d'Okinawa (nom de code Opération Iceberg[1]), qui s'est déroulée dans l'archipel Okinawa au Japon, fut le plus grand assaut amphibie de la campagne Pacifique de la Seconde Guerre mondiale. Elle dura de fin mars jusqu'à juin 1945.

    Le haut commandement américain avait choisi Okinawa comme la dernière étape avant l'invasion des îles principales du Japon. Il mit en œuvre des forces considérables car au fur et à mesure de la reconquête, les Américains s'étaient retrouvés à chaque fois devant un ennemi plus agressif et déterminé.

    Pour le commandement japonais, l'île d'Okinawa était le prolongement stratégique d'Iwo Jima. Il était persuadé que les alliés passeraient obligatoirement par Okinawa avant de débarquer au Japon. Les préparatifs pour la défense furent donc extrêmement poussés.

     

    Avant la bataille

    Le navire d'évacuation de femmes et enfants Tsushima-maru fut coulé par le sous-marin USS Bowfin (SS-287) avec 1 484 personnes à bord.

    La préparation japonaise

    Ushijima, le général des forces japonaises, fit installer des défenses lourdes dans la partie méridionale de l'île. Au pied des collines, il fit disposer des champs de mines et des fossés où les tireurs isolés pouvaient se cacher. Plus haut dans les collines, il mit des mitrailleuses, des mortiers, des obusiers, et toute sorte d'artillerie. Ushijima savait que les Américains ne pourraient pas être arrêtés, mais il voulut leur faire payer chaque pouce de terrain conquis.

    Son plan de défense ressemblait apparemment à celui qui avait été appliqué jusque là à un détail près : l'utilisation massive de l'aviation avec en particulier un grand nombre d'attaques kamikazes.

    Les aérodromes offrent au retour vers l'archipel principal japonais un havre pour les bombardiers lourds endommagés et l'île qui se situe en continuité des plus grandes îles japonaises peut servir de tête de pont à un éventuel débarquement américain au cœur du Japon.

    Forces en présence

    La Task Force 58 de l'US Navy (Spruance et Mitscher), avec ses 18 porte-avions, ses 10 navires de ligne et une importante force amphibie (Turner) aligne 1 300 bâtiments.

    La Grande-Bretagne libérée de ses préoccupations militaires en Europe avait constitué une escadre relativement importante qui avait pour mission de croiser entre Formose et Okinawa pour protéger le flanc gauche de l'offensive américaine.

    La 32e armée japonaise, 120 000 hommes, commandée par le général Ushijima, est retranchée aux deux extrémités montagneuses de l'île.

    Bataille

    La conquête de Kerama Retto

    L'invasion commença en fait le 26 mars 1945 par le débarquement de la 77e division américaine sur l'îlot de Kerama Retto, à 16 miles à l'ouest d'Okinawa. La conquête fut réalisée en 2 jours. On découvrit sur cet îlot près de 400 canots motorisés chargés d'explosifs que les Japonais, surpris, n'avaient pas eu le temps d'utiliser. Cet élément permit de jauger la résolution des défenseurs d'Okinawa, prêts au sacrifice par tous les moyens.

    Le 31 mars, un kamikaze s'écrasa sur le navire amiral de Spruance, le croiseur lourd USS Indianapolis.

    Le 1er avril, 50 000 soldats américains débarquèrent sur les plages d'Haguchi sans rencontrer aucune opposition. En fin de journée, il n'y avait eu aucune perte. Ce silence inquiétant angoissait sérieusement les combattants. Une attaque kamikaze d'importance eut lieu au crépuscule sur les navires de soutien de la force d'invasion et sur l'escadre britannique. Malgré les dégâts occasionnés, aucun navire ne fut coulé ce jour-là.

    A terre, les troupes américaines arrivèrent rapidement sur la côte est de l'île et se séparèrent en deux groupes ; une partie marchant vers le nord-est, l'autre prenant direction du sud. La situation changea complètement le 4 avril lorsque les américains se trouvèrent au contact des premières lignes japonaises dans la presqu'île de Motobu au nord, et dans la région de Nakagusuku au sud. Les combats devinrent rapidement violents.

    L'action suicide de la marine japonaise

    Dans le cadre du plan de défense d'Okinawa, la marine impériale décida une sortie sous la forme d'une action suicide, appelée opération Ten-Gō. La IIe flotte japonaise devait faire route vers Okinawa pour y détruire le maximum de navire ennemis. Ensuite, le cuirassé lourd Yamato devait s'échouer sur l'île pour former une sorte de forteresse d'artillerie. Le Yamato avait du combustible uniquement pour un aller simple.

    La IIe flotte, constituée de 10 bâtiments, appareilla le 6 avril à 16h00. Elle fut repérée dès la nuit suivante par un sous-marin américain qui donna l'alerte. Le 7 avril, 386 avions se dirigèrent en cinq vagues d'assaut sur les navires japonais. Le Yamato coula vers 14h30. Seuls quatre destroyers (le Fuyutsuki, le Yukikaze, le Hatsushimo et le Suzutsuki) parvinrent à s'échapper.

    Ce fut la dernière grande bataille aéronavale de la guerre du Pacifique.

    Les forces suicide Kikusui

    Dans le même temps, le commandement japonais avait lancé une attaque kamikaze sans précédent au départ de l'île de Kyushu, constituée de 355 appareils. Le Kikusui (ou chrysanthème flottant) fut l'emblème de toutes les forces suicide affectées à la défense d'Okinawa.

    L'amiral Richmond Turner, chef des forces de soutien, avait disposé ses bâtiments sur deux lignes de manière à prévenir les interventions aériennes japonaises. 250 appareils nippons furent détruits avant de pouvoir commencer leur attaque. Néanmoins, un certain nombre de navires, dont le porte-avions Hancock, furent plus ou moins gravement endommagés. Quelques bâtiments légers coulèrent.

    Les forces Kikusui attaquèrent jusqu'à deux fois par jour tout au long de la bataille d'Okinawa. Des attaques conventionnelles eurent lieu également, mais avec moins de succès. Avant que les B-29 puissent détruire leurs terrains d'envol, la flotte subit en tout 900 kamikazes : 26 navires furent coulés (dont 20 par "attaques spéciales")et 262 unités endommagées (217 par kamikaze), dont 17 porte-avions lourds ou légers endommagés. À la fin du mois les trois amiraux durent être relevés, leurs nerfs étant trop à vif.

    Jusqu'au 20 avril, un bombardement massif suivi d'un nettoyage à la grenade et au lance-flammes des défenseurs fanatisés des blockhaus s'exerça sur la partie nord.

    Les combats durèrent jusqu'au 24 juin pour la partie sud. Les trous durent être nettoyés un à un, à la grenade, les Américains étant souvent victimes de pièges. L'avancée fut très lente et très coûteuse, les Japonais cherchant à tuer le maximum d'ennemis et se battant jusqu'à la mort.

    La ligne Naha-Shuri-Yonabaru

    Les combats les plus âpres se situèrent le long de la ligne de défense japonaise au sud encore appelée ligne Machinato. Ralentis par les Japonais, les marines se heurtèrent à de lourdes contre-attaques, le plus souvent anéanties par la puissance de feu américaine. Le 28 avril, les marines atteignirent la crête Kazaku, clé du système de défense Machinato.

    Ils se heurtèrent alors au complexe défensif de Shuri qui tint jusqu'au 21 mai. Les contre-attaques japonaises ayant redoublé et étant synchronisées avec les attaques kamikazes, les pertes alliées devinrent considérables.

    Le 22 mai, l'effort américain fut porté sur Naha. La capitale d'Okinawa désormais en ruine, fut investie le 25.

    Les forces américaines se regroupèrent et déclenchèrent l'assaut sur la presqu'île d'Oroku le 4 juin. L'aérodrome fut rapidement pris, mais les marins de l'amiral Ota opposèrent une solide résistance dans les grottes et les replis de terrain. La plupart des survivants se suicidèrent le 12 juin pour ne pas tomber aux mains des Américains.

    La prise du Pain de sucre

    Pendant ce temps, la 1re division de marines se dirigea vers le sud, atteignant les faubourgs d'Itoman dans la soirée du 7 juin. Le lendemain, ils se heurtèrent à un nouveau complexe défensif japonais extrêmement virulent.

    Désormais, les Américains firent sauter tous les blockhaus et toutes les entrées de grotte, emmurant ainsi les Japonais. Ce ne fut que le 17 juin au soir que l'ensemble du complexe fut neutralisé.

    Le lendemain, lors d'une inspection, le général Simon B. Buckner, montant au sommet de la colline Mezado (l'une des hauteurs du pain de sucre) fut tué par un éclat d'obus japonais.

    Les derniers combats

    La côte sud d'Okinawa fut atteinte le 19 juin, encerclant les dernières positions japonaises, encore très agressives. A la grande surprise des Américains qui craignaient une ruse, un certain nombre de japonais, isolés ou en groupe, se rendirent le 21. De nombreux soldats, ainsi qu'un groupe d'infirmières se suicidèrent.

    Ce même jour, les généraux Ushijima et Cho exécutèrent le suicide rituel, le seppuku.

    De nombreux habitants de l'île, parfois des familles entières, se donnèrent la mort pour ne pas se rendre à l'armée américaine. Selon des témoins, ces suicides furent ordonnés par l'armée impériale ou furent le résultat de la propagande shōwa[2].

    Conséquence

    La XXXIIe armée japonaise est anéantie. Les Japonais comptent 110 000 morts et 8 000 prisonniers. Les Américains comptent 18900 mort(chiffres officiels : 18 513) morts et 49 000 blessés. Ces pertes sont sûrement minimisées.

    Contrairement à l'attente des deux camps, la bataille d'Okinawa fut la dernière bataille majeure de la guerre. Les États-Unis préparaient l'opération Downfall : l'invasion des îles principales, qui n'eut jamais lieu car les Japonais se rendirent en août, après la déclaration de guerre de l'URSS et les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.

     

     

    Pour finir une réalisation plus joyeuse d'Alexandre Cardinali :

     


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  • Le fétichisme sexuel est la fixation du désir érotique et la recherche d'une satisfaction sexuelle, par le contact ou la vue d'une partie du corps, comme par exemple les seins, les fesses, les jambes, le nombril, les mains, le nez ou encore les pieds, d'un objet (des gants, des bas, des bottes, ou encore des chaussures) ou d'une matière. Le fétichisme sexuel peut faire écho de la paraphilie dans le cas où celui-ci provoque un trouble chez la personne[1].

    Le fétichisme désigne l’adoration d’idoles ou d’objets fétiches censés être dotés d'un pouvoir. Au tournant des XIXe et XXe siècles, le terme subit une extension du champ sémantique vers le domaine sexuel. Un fétichiste devient l’adepte non plus d’une religion mais d’une perversion[2].

    Genèse

    Alfred Binet est le premier à utiliser le terme dans un sens sexologique dans un article de la Revue philosophique en 1887. Sa théorie s'appuie sur des remarques de Jean-Martin Charcot et de Valentin Magnan sur un cas de fétichiste du bonnet de nuit dont les premiers émois sexuels étaient liés à la vision de sa mère en bonnet de nuit à l'âge de cinq ans. Binet construit une théorie où l'expérience sexuelle infantile détermine la fixation du fétichisme. Il la résume en une formule : « On revient toujours à ses premières amours[2]. »

    Sigmund Freud s'appuie sur le travail de Binet[2] et désigne comme fétichisme la pratique sexuelle de recherche de l'orgasme par le biais d'objets ou de parties du corps, indépendamment du coït. Il y a donc fétichisme sexuel chaque fois qu'une partie du corps ou un objet vient prendre la place de l'organe sexuel du partenaire et se substitue entièrement à lui. La théorie de Freud va évoluer avec ses réflexions. D'abord centré sur la notion de libido, le fétichisme est présenté comme une perversion[3]. Pour Freud, l’explication de l’origine du fétichisme sexuel serait lié à un traumatisme durant l'enfance symbolisé par l’angoisse de castration. Selon sa théorie, un garçon, découvrant pour la première fois qu'une personne du sexe féminin (sa mère par exemple) ne possède pas de pénis, fait un transfert sur un objet inanimé qu'il verra au même moment[2]. Le fétiche constitue ainsi un substitut du phallus manquant de la femme. Cet objet lui sera alors nécessaire dans le futur pour avoir une satisfaction sexuelle. Selon lui, le fétichiste aurait en fait recours à un clivage : une partie de la personnalité reconnaît l’angoisse de castration via l'objet fétiche, l'autre non et la refoule, la particularité du clivage demeurant dans le manque de communication entre ces deux pôles. Cette théorie rencontre cependant ses limites dans les cas de fétichisme féminin où l'angoisse de castration ne s'exprime pas de la même façon ; de fait, Freud évoque essentiellement l'homme fétichiste, et limite la femme au fétichisme des vêtements qu'il juge « normal »[2].

    Les premières observations cliniques du fétichisme des vêtements ou passion des étoffes apparaissent en 1908 dans l'article Passion érotique des étoffes chez la femme de Gaëtan Gatian de Clérambault[2].

    Après Freud, la théorie du fétichisme subit d'autres influences. Dans les années 1930, Melanie Klein reprend le concept d'« objet partiel » de Karl Abraham et s'attarde plus à présenter le fétichisme du côté de l'objet maternel dans sa dimension d'attachement/séparation que dans sa dimension phallique[2].

    Dans les années 1950, Donald Winnicott apporte sa contribution via sa théorie sur l'« objet transitionnel », qu'il différencie du « fétichisme » - même s'il reconnaît un caractère précurseur au fétichisme dans cette démarche. Selon lui, l'« objet transitionnel » est une illusion du phallus maternel, appartenant au développement affectif « normal » de l'enfant ; à l'inverse, le fétichisme relève de l'hallucination liée à la relation maternelle (donc le « sein »)[2].
    En 1954, Jacques Lacan choisit le fétichisme pour illustrer sa théorie de la trilogie « Imaginaire » - « Symbolique » - « Réel ». L'angoisse de castration est présentée comme l'enjeu de l'historique clinique[2].$

     

    Objets du fétichisme

    Les objets, matières ou attitudes faisant l'objet de fétichisme sexuel sont divers.

    Vêtements

    Le fétichisme, en tant que passion des étoffes, est souvent lié à certaines matières : il concerne notamment le cuir (fétichisme du cuir), le latex (fétichisme du latex), le vinyle, la laine ou l'élasthane - lycra (fétichisme du vêtement moulant), etc.

    Le fétichisme des vêtements, type de fétichisme érotisé, s'est affirmé au cours des cinquante dernières années particulièrement en matière de photographie. On le rencontre dans la vie quotidienne avec différents types de vêtements, des vêtements moulants : pulls en laine, sous-pull à col roulé, body, top, catsuit, des sous-vêtements (fétichisme des sous-vêtements)...

    Exemple de fétichisme sexuel : invitation avec dress code (col roulé moulant, jupe, costume)

    Ce fétichisme devient « fétichisme sexuel » lorsque la vue de cette matière, de ce type de vêtement, provoque une excitation sexuelle.

    Selon Freud, il est parfois dérivé d'un fétichisme du pied quand il concerne des chaussures (bottes, cuissardes, bottines et talons aiguilles principalement), des chaussettes, etc. Et peut concerner des odeurs ou des stimuli visuels.

     

     

     

    Parties du corps

    Le fétichisme peut aussi être relatif aux parties du corps. Dans son sens populaire d'adoration des parties du corps, les fétiches peuvent être les seins ou les fesses. Viennent ensuite les autres fétichismes comme par exemple le fétichisme des jambes, le fétichisme des pieds, le fétichisme du nez (Nasophilie) ou encore le fétichisme des épaules ou du nombril.

    D'autres sont très particuliers. Ce peut-être le cas du timbre de voix, des couches culottes (ABDL), de la teinte des cheveux, d'un type de coiffure (chignon, tresses, frange, etc.) ou du port de lunettes. Certains fétichistes sont attirés par les femmes enceintes (maïeusophilie). D'autres, par des unijambistes ou des personnes atteintes d'un handicap spécifique. Il est en outre difficile d'exclure de ce champ les fétichistes amateurs de femmes mûres, parfois franchement âgées (gérontophilie), ou de femmes obèses (Fat Admirer). Sans parler de ceux qui apprécient les partenaires négligées, voire malpropres. Dans la mesure où de tels signes sont investis d'un pouvoir érotique, il s'agit bien d'un fétichisme, justification préalable de comportements souvent vus comme relevant ensuite d'une simple déviance. Il y a là, en effet, le besoin d'identifier sur le partenaire la présence d'un objet ou d'une condition objectale qui devient le centre du désir sexuel.

    Attitudes et comportements

    F.

    Certaines formes de fétichisme sexuel se rapportent à des attitudes et à des comportements qui provoquent le trouble ou l'émotion nécessaires à une excitation se transformant en plaisir ou rendant le plaisir accessible. Une femme pourrait apprécier, par exemple, de se sentir sans défense face à un désir masculin qui se manifeste, plus ou moins symboliquement, de manière contraignante ou violente. Un homme, de son côté, pourrait rechercher des attitudes féminines particulièrement élégantes ou hautaines, une désinvolture ou une indécence exagérées, une liberté de ton et de propos inhabituelle. De tels éléments, parce qu'ils peuvent relever du jeu de rôle de la même manière qu'une guêpière en latex relève du travestissement, mobilisent des émotions et activent un processus directement inscrit dans le périmètre des pratiques sexuelles fétichistes. Qu'ils soient stéréotypés n'est pas un obstacle à la naissance du désir, au contraire : ils contribuent ainsi à instrumentaliser le ou la partenaire en tant qu'objet conforme à des attentes secrètes, c’est-à-dire en tant qu'objet de désir.

    Art

    Le fétichisme dans son sens sexologique est exploité par la littérature, bien avant sa reconnaissance sexologique. Cette reconnaissance s’appuie sur des éléments littéraires pour ses études. La littérature courtoise énumérant les « blasons du corps » féminin devient un véritable genre jusqu'au XVIe siècle et au XVIIIe siècle les descriptions deviennent presque cliniques, au XIXe siècle, la dandysme s'inspire du fétichisme vestimentaire[2].

    En photographie, design, cinéma et illustration), ce mouvement s'exprime au cours de l'entre-deux-guerre aux États-Unis et dont l'un des pères est John Willie, auteur de comics (Adventures of Sweet Gwendoline notamment) aux côtés de Stanton, Eneg et Jim. On parle aussi, plus couramment de « Fetish ». Sa forme classique a pour effet de substituer l'érotisme du corps, qui devient un élément secondaire de la mise en scène, par celui des objets, et principalement des vêtements ou des chaussures. Les matières jouent un rôle important, avec notamment le cuir (fétichisme du cuir), le latex (fétichisme du latex) et les matières vinyles ainsi que les talons aiguilles.

    Aux États-Unis, le mouvement a été principalement porté par Bettie Page dans les années 1950 puis par Helmut Newton à partir des années 1970-1980 et Richard Kern, au milieu des années 1980. En Europe, le mouvement plus récent s'est divisé en trois écoles : le Fetish art, de Robert Chouraqui, Ludovic Goubet, où le corps joue un rôle de mise en lumière et de mise en évidence des tenues ; le Fashion Fetish, de Christophe Mourthé, Peter Czernich ou Julien Reynaud (Anticmos) où l'imagerie fetish tente de gagner ; et le Fetish-SM art de Ludovic Goubet, Manuel Urquizar, Nath-Sakura et Eric Martin où les imageries fetish et sadomasochistes se rejoignent.

    Suite à la création en Grande-Bretagne (Rubber Ball et Torture Garden), aux Pays-Bas (EuroPerve et Wasteland), en Belgique (Fetish Project) en France (Bal des Supplices, Nuit élastique, Nuit Dèmonia, Nuit FetishInParis, Alien Nation, Revolution Fetish, les soirées de LaLawrence et Zinella, etc.) et à Montréal (Bal Poisson d'Avril[1], Festival international Kinky[2], Fetish Weekend, les soirées du Cirque de boudoir[3] et FéticheSequence[4]) de soirées spécifiquement fétichistes, nous avons assisté à l'apparition au milieu des années 1980 de modèles spécialisées dans ce domaine, les fetish models. On peut citer notamment parmi elles les plus célèbres : Dita von Teese (qui a épousé le chanteur Marilyn Manson au cours de l'année 2005), Bianca Beauchamp, Emily Marylin, Mina, Darenzia[5], Kumi Monster[6], Mosh, Eve-Adeline, Madria[7], Alyz, Laïka de N., Morgana, Ulorin Vex, Sister Sinister, Louva, Jean Bardot, Rubberdoll, Nicotine, et LouLady.

    Le mouvement fetish a pris aussi, au cours des années 1990-2000 de l'essor dans le milieu de la haute couture, avec notamment la collection automne-hiver 2003 de la maison Dior qui a fait appel à House of Harlot, couturier fetish anglais, pour intégrer des éléments en latex dans le défilé.

     


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  • Patrick Blanc (né le 3 juin 1953 à Paris) est botaniste, travaillant notamment au CNRS, où il est spécialiste des plantes de sous-bois tropicaux. C'est l'inventeur du concept de murs végétaux tel que décrit ci dessous :

     

     

    « Sur un mur porteur ou une structure porteuse est placée une ossature métallique qui soutient une plaque de PVC expansé de 10 mm d'épaisseur, sur laquelle sont agrafées deux couches de feutre de polyamide de 3 mm d'épaisseur chacune. Ces couches de feutre miment en quelque sorte les mousses qui se développent sur les parois rocheuses et qui servent de support aux racines de nombreuses plantes. Un réseau de tuyaux commandés par des électrovannes apporte une solution nutritive contenant les éléments minéraux dissous nécessaires à la croissance des plantes. Le feutre s'imprègne par capillarité de cette solution nutritive, laquelle descend le long du mur par gravité. Les racines des plantes y prélèvent les éléments nutritifs dont elles ont besoin, et l'eau en excès est recueillie en bas du mur par une gouttière, avant d'être réinjectée dans le réseau de tuyaux : le système fonctionne en circuit fermé. Les plantes sont choisies pour leur capacité à croître sur ce type de milieu et en fonction de la lumière disponible. »

     

     

    Ce type de réalisation évoque les notions de génie écologique et de quinzième cible HQE, si ce n'est que cette dernière encourage l'utilisation d'espèces plus locales, en extérieur au moins.

     

    Autres article...

    Patrick Blanc, inventeur des murs végétaux

    En 1994, ce passionné de la végétation tropicale réalise son premier mur végétal pérenne au Domaine de Chaumont-sur-Loire, à l’occasion du Festival international des jardins. Quinze ans plus tard, botaniste invité de l’édition 2009 du festival, il est de retour sur les lieux avec une œuvre inédite, ouverte aux quatre points cardinaux avec une centaine d’espèces végétales. Entre temps l’homme aux cheveux verts a fait fleurir ses murs à Paris et un peu partout dans le monde et poursuivi ses recherches sur l’adaptation des plantes en milieu de faible luminosité. RFI l’a rencontré à Chaumont-sur-Loire, au pied du mur…


    Tout d’abord,  « je suis botaniste, tient à préciser Patrick Blanc, ce qui veut dire que j’effectue des recherches sur les plantes … on confond souvent les amateurs de plantes et les botanistes. Je travaille sur les plantes du sous-bois des forêts tropicales et tout mon travail porte sur l’adaptation des plantes aux faibles lumières ». On ajoutera qu’il est chercheur au CNRS, docteur es sciences et lauréat de l’Académie des sciences. Il est aussi l’inventeur des murs végétaux, une manière d’introduire la biodiversité sur les murs des villes.

    Ethique protestante et philodendron

     

    Si la première expérience de mur végétal a eu lieu en 1988 à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, c’est bien plus tôt, dès l’enfance, que l’idée en était venue à Patrick Blanc. Il raconte : « Chez mes parents j’avais des aquariums et, vers 10/12 ans, j’avais lu dans une revue allemande que pour purifier l’eau de l’aquarium, il fallait y faire tremper des racines de philodendron. J’ai vu les racines blanches se développer dans l’eau et le gosse que j’étais trouvait ça magique : moi qui suis protestant et allais à l’école religieuse où l’on nous apprenait qu’une fois chassés du jardin d’Eden on allait devoir cultiver la terre à la sueur de notre front et se battre contre les ronces, etc., tout d’un coup,  je m’aperçois que mon philodendron pousse merveilleusement avec ses racines dans l’eau, sans avoir à me fatiguer ».

    Une révélation, en quelque sorte, d’où va naître à la fois une éthique et une vocation : « J’ai donc voulu avoir de plus en plus de plantes qui se développent sans qu’on se fatigue pour elles. Très tôt en effet, il m’a semblé que les plantes étaient trop respectables pour être méritées par notre travail ! Elles sont bien au-delà de ça, elles sont des merveilles en elles-mêmes » …

    De l'aquarium à la flore tropicale...

    L’aventure ne faisait que commencer. « Donc, j’aimais bien cette idée de plantes ‘libres’ et j’ai cherché à mettre de plus en plus de plantes au-dessus de l’aquarium, puis j’ai voulu sortir l’eau de l’aquarium, et tout a évolué comme cela, bien avant que j’aille sous les tropiques ». Les tropiques, cela viendra plus tard, à 19 ans, alors que Patrick Blanc est étudiant : « J’ai voulu aller en Malaisie, en Thaïlande pour voir des plantes poussant en forêt, libres, et plus j’ai été sous les tropiques plus j’ai vu de nouvelles choses ». De découvertes en découvertes, « ma connaissance qui était au départ artistique, affective et empirique est progressivement devenue plus scientifique et j’ai pu être plus ‘juste’ dans ma façon d’installer les plantes de les choisir… Ça a été un cheminement : j’ai maintenant 55 ans et ça a commencé quand j’avais une dizaine d’années »…

    Ecouter Patrick Blanc

     


    Un cheminement jalonné de murs. Après la première expérience de 1988, et le premier mur pérenne de Chaumont, beaucoup d’autres ont suivi : à Paris, avec la Fondation Cartier (1998), l’hôtel Pershing (2001), le musée du quai Branly (2004) ou encore la façade du magasin BHV Homme (2007), mais aussi en province et à l’étranger, à Madrid, Londres, Gênes et New Delhi (façade de l’ambassade de France).

    Pour son retour à Chaumont-sur-Loire, pour la 18ème édition du Festival  international des jardins, Patrick Blanc a voulu réaliser un projet déjà ancien, qu’il avait proposé au précédent directeur du Domaine, Jean-Paul Pigeat. Il s’agit  d’un mur d’une seule pièce mais orienté vers les quatre points cardinaux, avec une luminosité très variable, comme l'exposition à la pluie, et par conséquent une grande variété d’espèces végétales. Une expérience inédite, « le premier mur aussi simple et offrant autant de diversité de biotopes », souligne-t-il.

    Plus d’une centaine d’espèces, en effet, vont prospérer entre les deux couches de feutre du mur, dont beaucoup présentées pour la première fois, comme ces « plantes de la famille des orties mais qui ont le bon goût de ne pas piquer », précise Patrick Blanc. Et d’énumérer une liste de plantes aux noms latins, « des noms qui ne vous disent sans doute rien et pour cause, car ce sont des plantes qui, hélas, ne sont pas cultivées dans les jardins. Des plantes qui  pourtant se développent extrêmement facilement et qui en plus ont des architectures foliaires très belles ».

    Des plantes « qui aiment l’ombre et l’humidité » et seraient  « parfaites pour les patios et les cours intérieures parisiennes ». Il est vrai qu’ « on n’a pas mal travaillé sur les balcons, mais il y a encore un travail énorme à faire sur ces endroits sombres, oubliés et tristes que sont les cours parisiennes. Et j’espère, que cette spirale à Chaumont va donner des idées pour faire de ces cours des petits paradis », conclut Patrick Blanc.

    Du mur au plafond … 

    Les murs, c’est bien, mais l’observation des sous bois des zones tempérées chaudes, notamment en Thaïlande et en Malaisie -  ses lieux de prédilection – a prouvé au botaniste qu’on peut faire encore mieux, un plafond végétal par exemple. C’est l’expérience que Patrick Blanc réalise à l’Espace EDF Electra en 2006/2007, avec l’exposition Folies végétales  qui connaîtra un record d’affluence. Un plafond qui est maintenant dans la grande serre du Muséum d’histoire naturelle, toujours à Paris. Et un autre est en projet pour un musée à New York. « Les choses évoluent. C’est le monde vivant, conclut Patrick Blanc, et l’avantage d’être scientifique, c’est de voir comment les choses évoluent, comment s’y adapter, car la vie  c’est l’art de s’adapter ». Il a donc de nouveaux projets, « très excitants »… 

    Quelques vidéo...

     

     

     

     

     

     


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