• Borderline Biennale @ Abode of Chaos - Statement

     

     

    By developing the Borderline Biennale in a triptych configuration, its second chapter dedicated to "Surviving the Apocalypse" Thierry Ehrmann, artist, founder of Artprice and creator of the legendary Abode of Chaos, had without a doubt a genius vision.
    Rarely have we seen in the history of art an event in such adequation with its time.


     

    Art is dead and we know it, killed by mundane cancers.

    Art is dead and many so-called avant-gardes are already obsolete. By transforming contemporary art into basic consumables, whose originals become speculative titles and their reproductions simple decorative accessories sold at super markets, the Temple Merchants have stripped art of its conceptual essence and its sense of critique. Amidst the cemetery of contemporary creations, the artist becomes a mere grave-digger of preconceived ideas; a pirate of our amputated reality, his role must be to show what we deny to see, as opposed to trying to please the masses. Art cannot be such without the commitment through which the artist expresses himself beyond consensus, apriorism and censorship.

    Art cannot be such without freedom.

    The artist, drowning in the flood of information, may bear witness to the world and imagine our future solely by unyeilding observations of the state of current affairs. A visionary, the artist foresees the mutations of our era, anticipates the transformation of our aesthetical, ideological and social values. The world's heartbeat as his metronome, his art is an action. The chaos of our times becomes his materia prima, his fertile ground. History's strength is such that it is his duty to become its narrator.


    If you are indeed one of those rare artists, the Abode of Chaos shall become your laboratory, a realm of possibilities. Some of you have already been approached and some of you may already be part of our clan...This note shall be our manifesto. To all others, this is a unique challenge we are offering you, an invitation to present your vision of our times, in situ and solely for this event.




    Your work should address one of the following themes:

    - Japan Apocalypse
    - Utopias Pirates / T.A.Z / Hacking
    - Horsemen of the Apocalypse / Vanitas
    - Obsolete Body / Body Hacktivism
    - from Bataille's "The story of the Eye" to sexual activism

    Multidisciplinary, the event will give a great importance to living art and performance.

    A synopsis of your project must be sent before may 20th 2011 to: borderline.biennale@gmail.com

    This must include:

    -a simple description of the performance
    -a statement of intent
    -number of participants
    -logistics requirements

    Transportation and accommodation for the artists will be covered.

    A fee will be given to each artist on a case by case basis.

    The Borderline Biennale will take place from august 18th until september 18th 2011.


    - No program : Those who want to know will find out.


    - No Press : All communications for the event will take place via our own networks -Abode of Chaos Propaganda ; no press means no biased articles, no misuse, no pressure of advertisement and no appropriation from outside medias. All photos and videos will be hosted on our own servers and will not be subjected to censorship.


    - No Money : Subventions often lead to compromises which we are not (and never will be) willing to make. In order to preserve our freedom of creation and expression and retain integrity and coherence, we are refusing all forms of funding from governments or institutions whose goal as we know would be usurpation No subvention = No submission. The Borderline is entirely financed with private funds.


    ...The event is free to the public.


    But let us be reassured, as Marshall McLuhan states, "Obsolescence (as well as chaos may I add) never meant the end of anything, just the beginning"



    Lukas Zpira . Curator of the Borderline Biennale 2011 @ Abode of Chaos


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    Borderline Biennale @ Abode of Chaos - Statement

     

     

    Il ne fait nul doute qu'en développant la Borderline Biennale sous la forme d'un triptyque dont le deuxième volet est cette année "survivre l'apocalypse", Thierry Ehrmann, plasticien, fondateur d'Art Price et auteur de la célèbre Demeure du Chaos, a fait preuve d'un certain génie visionnaire.
    Rarement dans l'histoire de l'art un évènement n'a été à ce point en adéquation avec son temps.




    Nous le savons, l'art est mort, tué par les mêmes cancers que notre monde.


    L'art est mort et bien des prétendues avants-gardes sont déjà obsolètes. En transformant l'art contemporain en produit de consommation courante dont les originaux deviennent des titres spéculatifs et des reproductions, des accessoires de décoration en vente en supermarché, les marchands du temple ont dépossédé l'art de son essence conceptuelle et de son sens critique. Dans le cimetière de la création contemporaine, l'artiste devient fossoyeur des idées préconçues ; il est pirate de nos réalités tronquées ou il n'est pas. La fonction de l'artiste aujourd'hui ne peut être que de montrer ce que les autres ne veulent voir, et non de plaire au plus grand nombre comme on a trop longtemps voulu nous le faire croire.

    Il n'est d'art sans un engagement à travers lequel l'artiste s'exprime au delà des intérêts, des consensus, des aprioris et des censures.
    Il n'est d'art s'il n'est libre.
    Baigné dans le flot d'information qui nous submerge chaque jour, l'artiste ne pourra témoigner de notre monde et imaginer notre avenir que par un regard sans concession sur notre actualité. Visionnaire, il entrevoit les mutations de notre monde, anticipe la transformation de nos valeurs esthétiques, idéologiques et sociales. Il se rythme sur les battements de coeur de notre monde. Son art est action. Le chaos de notre monde devient sa materia prima, son terreau fertile.
    La force de l'histoire est telle qu'il est de son devoir d'en devenir le narrateur…

    Si vous faites peut-être partie de ces rares artistes, la Demeure du Chaos deviendra pour vous le champ de tous les possibles.

    Certains d'entre vous ont déjà été préssentis pour l'événement ; certains d'entre vous font partie de notre clan... Prenez alors ce texte comme notre manifeste. Pour les autres ce texte est un défi unique que nous vous proposons en vous invitant à venir présenter une oeuvre réalisée in situ et pour ce seul événement, sur la vision que vous avez de l'époque que nous vivons.




    Quoi qu'il en soit, votre performance doit s'inscrire dans une de ces 5 thématiques :

    - Japan Apocalypse
    - Utopies Pirates / T.A.Z / Hacking
    - Les Cavaliers de l'Apocalypse / Vanités
    - Obsolete Body / Body Hacktivism
    - de l'Histoire de l'Oeil à l'Activisme sexuel

    Pluridisciplinaire, l'événement laissera une large place à l'art vivant et à la performance.

    Vos projets doivent être envoyés avant le 20 mai 2011 à : borderline.biennale@gmail.com

    Ils doivent comporter impérativement :

    -une description simple de la performance
    -une note d'intention
    -le nombre de personnes participant à la performance

    -vos besoins logistiques


    Les frais de transport et de logement des artistes retenus seront pris en charge.

    Un cachet est prévu pour chaque performer et sera attribué au cas par cas.

    La Borderline Biennale se déroulera du 18 août au 18 septembre


    - No program :

    Ceux qui veulent savoir, sauront.

    - No press :

    La communication sur l'événement se fera via nos propres réseaux -Abode of Chaos Propaganda ; no press veut dire pas d'articles dirigés, pas de pression des annonceurs, pas de détournement et pas de récupération. Les photos et vidéos sont hébergées sur nos propres serveurs et ne peuvent subir aucune censure.

    - No Money : Les subventions amènent à des concessions que nous ne sommes pas prêts à faire, que nous ne ferons jamais. Par souci d'intégrité, de cohérence et par besoin de préserver nos libertés de création et d'expression, nous nous refusons à toute forme de financement par un gouvernement ou une institution dont on sait que le but serait avant tout de nous récupérer. Pas de subvention = pas de soumission. La Borderline est entièrement financée sur des fonds privés.


    ...L'événement est gratuit pour le public.


    Rassurons-nous, comme nous le fait remarquer Marshall McLuhan, "L'obsolescence (comme le chaos rajouterais-je) n'a jamais voulu dire la fin de rien, mais le début de tout."




    Lukas Zpira . Curateur de la Borderline Biennale 2011 @ Abode of Chaos


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    Miss Van

    Source : Wikipédia

     

    Miss Van, de son vrai nom Vanessa Alice Bensimon, né en 1973, est une graffiti-artiste toulousaine.

    Elle commence à peindre dans la rue dès l'âge de 18 ans au début des années 1990. Son style novateur tranche avec l'art urbain, traditionnellement masculin. Elle est exposée à travers le monde, de Paris (à la Galerie Magda Danysz), à New York, Los Angeles, Barcelone ou encore Manille.

    Ses influences vont de la figuration libre aux pin-up des années 1950 en passant par les bandes dessinées de Vaughn Bodé et l'imagerie religieuse.

    Son travail a évolué au fil du temps. La ligne s'est affinée et le dessin a gagné en détails. Les « poupées » stylisées des débuts sont devenues plus réalistes, sombres et expressives.

     

     

    En pleine création....

     


    Quelques oeuvres de Miss Van...

     


     

     

     

     

     

    Quelques graffitis bien de chez nous...

     

    Il est pas toujours facile de trouver de beaux graffitis dans les rue de ma ville ! Mais depuis les années que je parcours les rue et ruelles, j'ai enfin mis la mains sur trois endroits bien spécifiques et j'aime y passer de temps en temps pour voir si il y a eu des changements... Parfois en bien et parfois en mal mais les jeunes de ma ville se défendent plutôt bien et ils nous donnent bien des leçons.... Vous n'avez qu'à constaté....

     

     

     

     


     


    Mon clip coup de coeur du jour... Lacrimas Profundere...

     

     

     

     


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  • Graphic Surgery...

     

     

    Erris et Gysbert se sont rencontrés en école d’art. Leur inclination commune pour les friches industrielles, les surfaces érodées, l’architecture moderne et les compositions abstraites les a tout de suite rapprochés. Et c’est en 1999, après leur première collaboration en sérigraphie, qu’ils ont initié leur travail à quatre mains. Travail qui, à l’image de leur culture, est urbain et graphique.

     


    Graphic Surgery, littéralement « chirurgie graphique » en français, est le nom qu’ils se sont choisis. Il décrit assez bien leur mode opératoire basé sur l’échantillonnage, le découpage et le collage d’images pour construire des éléments graphiques qui une fois assemblés créent une tension dynamique. Pour cela ils utilisent aussi bien les outils du street art comme la bombe aérosol et le pochoir que ceux du design graphique comme le dessin vectoriel et la retouche photo numérique ce qui leur vaut d’être associés au graffiti comme au graphisme.

     

     


    Le motif des grues de construction, par exemple, est récurrent dans leur travail. Ils s’intéressent à leur structure faite de lignes et d’intersections mais aussi à ce qu’elles symbolisent : le changement dans la ville.

     


    Les influences de Graphic Surgery vont du mouvement De Stijl avec des artistes comme Gerrit Rietveld, Piet Mondrian et Theo van Doesburg à l’action painting avec Franz Kline en passant par le le mouvement Cobra avec Karel Appel. Des artistes issus du graffiti comme Zedz ou Erosie avec lesquels ils ont collaboré, sont également pour eux une grande source d’inspiration.

    Ils ont exposé de nombreuses fois aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg. Nous aurons la chance de voir leur travail lors de leur première exposition solo à Paris, le 26 février.

     

    Exposition...

     

    À l’occasion de la sortie du troisième opus de “Beats & Drips“, la galerie Celal en partenariat avec Sofarida et Graffiti Art magazine organise deux expositions avec des artistes présents sur le DVD.

    La première exposition est consacrée à Graphic Surgery, deux artistes hollandais qui partagent le même goût pour le graphisme, l’architecture industrielle, le graffiti et l’urbanisme. Basé à Amsterdam, ils ne cessent de surprendre avec des œuvres mécaniques mixant habilement médiums et techniques.

     

    Source : vitostreet

    Site internet de Graphic Surgery....

     

    Le graffiti au service de la ville .... ?

     

     

    Les graffitis du côté de chez nous....

     

     

     

     

     

    Pour terminer, un petit clip "graphique"...

     

     

     





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  • THE UNDERBELLY PROJECT...

     

    Depuis quelques jours, les informations sur The Underbelly Project sont publiques, mais l'emplacement exact est encore un mystère. Un secret bien gardé pendant plus d'un an, période dans laquelle une centaine d'artistes urbains ont été invité à peindre dans une station de métro oubliée de la ville new yorkaise.
    Ce projet de galerie dans les entrailles de la ville a attiré toute notre attention.

     



    Sans aucune autorisation, c'est dans cet endroit spectaculaire que les artistes ont investit ces tunnels souterrains avec leur lampe de poche. Quelques privilégiés ont eu la chance de pouvoir témoigner de cette exposition très privée. C'est le cas de Luna Park et RJ

     



    Vous pouvez également voir la vidéo qui rend compte des peintures et autres installations qui ont envahie les longues allées du ventre de New York.

     


    Les participants : Mark Jenkins, Faile, Swoon, Anthony Lister, L’Atlas, Jeff Soto, Flower Guy, 1010, Skewville, She One, Revok, Roa, WK Interact, Remi/Rough, M-City, Dan Witz, Flying Fortress, The London Police, Ripo, Know Hope, Surge, Gaia, Stormie, Trustocorp, El Tono, Lucy McLauchlan, Ethos, et beaucoup d'autres.

     

    Sources : The Graffiti Art Magazine


    A l'heure actuelle, il est difficile de trouver plus d'informations sur ce projet dont le lieu de réalisation demeure secret.... La seule certitude est qu'il s'agit d'une vieille station de métro de la ville de New York...


    Plus d'infos sur le site officiel (qui se complète au file du temps) : The Underbelly Project

     

    Une autre visite d'une station de métro désaffectée de NY....

     

     

    Le monde des graffitis à NY....

     


    Ce qu'on aurait pu faire chez nous ! Ce qu'on pourrait encore faire .... ?

    Un tel projet est-il envisageable chez nous ? C'est une bonne question qui mérite réflexion mais la première question est de savoir si on peut encore trouver des lieus dans lesquel réaliser une telle démarche.... Je pense que ce genre d'exploit ne peut-être que temporaire dans notre pays car on n'hésite pas à vite démolir ce genre d'endroits quitte à laisser un terrain en friche... Il faut pas se faire de fausse idées et se créer de faux espoirs. L'art contemporain est un sujet délicat à traiter en Suisse. Nous, on le met en boîte de conserve dans des musée car ce qui vit nous fait peur.... C'est aussi vrai que c'est peur de l'art vivant est liée aux squats et à leur population qui à tendance à faire peur et à créer des fausses idées...

    La bonne question à poser est : "Veut-on laisser la place à la culture urbaine ?"

     


     

     

     

     

    Soror Dolorosa - Crystal lane "Official live"

     

     


     

     

     

     


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  • Jeff Soto


    Texte tiré de Wikipédia

    Jeffrey Soto (born June 3, 1975 in Fullerton, California) is a visual artist currently working in Riverside, California. He is married to Jennifer and has two daughters Shannon Daisy and Natalie Rose.

    Soto graduated from Art Center College of Design in Pasadena in 2002. He has become established as an artist involved in the Pop-Surrealism movement (See also Lowbrow). He has shown his paintings and installations throughout the United States and internationally, including the Jonathan LeVine Gallery in New York City

    Soto started out as a graffiti artist in his teens, and is an active participant in street art. After high school he attended Riverside Community College and worked in the fields of comics, illustration, mural painting and graphic design before transferring to Art Center College of Design in 1999. After graduation Soto continued to work as an illustrator but has slowly focused more on his burgeoning fine art career. Soto’s work usually consists of paintings on wood depicting Man vs. Nature conflicts, various comments on our times, and personal ephemera such as photos and notes. Much of his work appears to be political in nature.

    There is a comprehensive book of his paintings, drawings and photography titled Potato Stamp Dreams: The Art of Jeff Soto published in 2005, and "Storm Clouds" published in 2008, both by Murphy Design. His art has been featured in numerous publications including Juxtapoz, Giant Robot, Hi- Fructose, Art Prostitute, Lodown Magazine, American Illustration, ArtWeek, Print, Clutter, Communication Arts, and Paper.

     

    Une courte présentation...


     

    Différentes de ses oeuvres...

     

     

     


    Pop Surréalisme ????

     

     

    Le terme, réducteur au départ, de "lowbrow art" est également employé pour qualifier ce mouvement artistique. Il désigne ce qui n'est pas cultivé, érudit ou intellectuel. Cette expression s'oppose au discours dominant concernant les beaux-arts. En fait, ce ne sont pas tant les peintures elles-mêmes qui sont "lowbrow", mais surtout leurs sources d'inspiration. Celles-ci proviennent toutes, de ce que l'on peut appeler la culture de masse. Les influences sont extrêmement nombreuses, mais elles ont en commun leur caractère très populaire, voire même liées au folk art dans une certaine mesure pour les Clayton brothers.

    Les artistes "pop surréalistes" ont été particulièrement influencés par le cartoon en général, de Disney à Robert Crumb. Nombre d'entre eux ont d'ailleurs créé leur propre bande-dessinée plus ou moins underground, ou ont travaillé dans l'animation, à l'instar de Gary Baseman qui a même reçu trois Emmy Awards pour son dessin animé "Teacher's pet". Le cartoon a influencé ces artistes au niveau du style et du graphisme mais leur a donné aussi une certaine vision et conception de la société. L'humour est ainsi très présent avec un détournement récurrent des modèles de la société américaine, des icônes mais aussi des idéaux classiques de la beauté, comme le fait systématiquement Marion Peck. Dans ces peintures, l'ordre des choses est modifié dans un esprit carnavalesque où la figure de l'imbécile devient héroïque, le laid devenant sublime. Les artistes expriment ainsi leur rejet de certaines valeurs et leurs commentaires sur la société. L'aspect subversif et antisocial est très souvent présent dans ces peintures.


    Mon quartiers et ses graffitis...


    J'aime bien me ballader dans mon quartier avec mon appareil de photo autour du cou. Particulièrement dans le "Skate Park" du parc public de Beauregard.... C'est un peu le domaine des jeunes qui réalise régulièrement de nouveau graffitis qui sont la plupart du temps pas dégrader par les tags... Je peux pas dire de quel mouvement les différents graffitis s'inspirent mais ils sont bien réalisés et les thèmes abordés sont variés et personnalisés. C'est un endroit livré à la libre expression et que les gens du quartiers et le passants peuvent aimer ou pas... C'est vrai que les esprits ouverts ne sont pas toujours les plus courant !!!


     

     

     

    KMFDM...


    Source : Wikipédia

    KMFDM est un groupe de rock industriel allemand, fondé par Sascha Konietzko et Udo Sturm en 1984 à Paris à l'occasion d'un concert au Grand Palais.

    L'interchangeabilité des deux "M", respectivement initiales de "Mehrheit" et "Mitleid" est à l'origine de l'ambiguïté quand au nom même du groupe, ambiguïté entretenue délibérément par Sascha Konietzko. Sur la pochette de 84 - 86, on lisait la phrase Kein Mehrheit Für Die Mitleid (phrase bancale même en allemand), en revanche les textes du morceau Megalomaniac figurant sur l'album Symbols donnaient l'épellation Kein Mitleid Für Die Mehrheit et le groupe ne se garde pas d'apporter d'autres sens possibles, comme dans Light, de l'album Angst, où l'on entend la phrase "Keiner Macht Für Dich Mehr". Ce culte ludique de l'ambiguïté et du décalage est emblématique des premières années du groupe.

    Au fil du temps, d'innombrables membres ont intégré KMFDM, mais le "leader" est toujours resté Sascha Konietzko dont les multiples fonctions dans le groupe incluent : compositeur, producteur, mixeur, programmeur, sampleur, vocaliste, percussionniste, bassiste et autres délires électroniques. Le duo Sascha/Sturm fit sa toute première prestation scénique le 29 février 1984 où il ouvrit pour une exposition d'œuvres européennes au Grand Palais de Paris (Udo Sturm jouait du synthétiseur et Sascha arborait une guitare basse 5 cordes). La même année, KMFDM sortait son premier opus (Opium) annonçant déjà clairement la direction engagée du groupe. Peu de temps après, Sturm quitta le groupe alors que le batteur En Esch l'intégrait; Batteur qui restera de longues années au sein de KMFDM.

    Udo Sturm n'étant plus là. Sascha et En Esch suspendent le projet KMFDM pour un certain temps et rejoignent l'industriel New-Yorkais Peter Missing pour former le nouveau projet "Missing Foundations". Mais avant que le groupe ne sorte une seule démo, En Esch et Sascha laissent tomber et reprennent en main KMFDM.

    Le deuxième effort de la bande, nommé "What do you know, Deutschland ?" sort en 1986 signé par le label Wax Trax! Mais au lieu d'être uniquement un recueil de nouvelles compositions, cet album retrace des sélections du groupe de 1983 à 1986. (En fait, plusieurs de ces compositions furent écrites par En Esch avant de rejoindre le groupe). Entre temps, KMFDM tisse des liens avec l'artiste anglais Aidan Hughues (alias Brute!) dont les réalisations de pochettes pour le groupe deviendront synonymes de la dure et frappante musique de KMFDM. Konietzko et sa bande continuent toujours leurs enregistrements où la tendance des années 80 règne avec "Don't blow your top" en 1988 suivi de "UAIOE" en 1989. Des années durant lesquelles le groupe se trouve au beau milieu d'un mouvement industriel underground (Wax Trax! devient rapidement leader en tant que label de musique industrielle (Ministry, Revolting Cocks, Front 242, My Life with the Thrill Kill Kult)...

    KMFDM commence déjà à tourner aux USA dès 1989 (après avoir parcouru l'Europe de long en large avec des pointures telles que : Einstürzende Neubauten, The Young Gods et Borghesia, entre autres). KMFDM saute sur l'occasion lorsqu'il leur est offert de tourner aux États-Unis avec Ministry. La tournée étant prévue pour l'été, elle est toutefois repoussée maintes fois à cause de l'état de santé du leader de Ministry, Al Jourgensen). Elle débute finalement en décembre 1989. La tournée est totalement favorable à KMFDM qui sort désormais de l'ombre et se dévoile au grand public. Un besoin de retour en Europe se fait de nouveau sentir chez le groupe, ils entament donc la composition de leur cinquième album "Naïve". Réalisant que l'avenir de la musique industrielle se trouve aux États-Unis, Konietzko et son groupe auparavant installé à Hambourg en Allemagne installent leur nouvelle base à Chicago en 1991. La même année, un projet parallèle de KMFDM (Excessive Force) se forme. S'ensuit un premier enregistrement, Conquer your world, en 1992. Toujours la même année, KMFDM accouche de son nouvel opus, Money.

    Mais au moment même où il est évident que KMFDM s'est ouvert à une plus grande audience, Wax Trax! se trouve soudainement en difficulté, le label est donc racheté par TVT Records. Les albums suivants de KMFDM sont les plus connus et les plus puissants : Angst en 1993 (qui par le clip de "A drug against war" diffusé sur MTV accentuera le succès de KMFDM), Nihil en 1995 et XTORT en 1996. Dans la même période, Excessive Force sort un second opus, Gentle Death, en 1994Seattle. Plus tard, d'autres enregistrements tous aussi dévastateurs les uns que les autres se suivent (Symbols1997, Agogo en 1998 et Adios en 1999) avant que les membres de KMFDM se séparent le 22 janvier 1999. À la suite de la séparation, Konietzko forme avec Tim Sköld le trio MDFMK qui sort un seul album éponyme en 2000 avant la re-formation de KMFDM en 2002 pour le nouvel album Attak suivi de l'album live Sturm & Drang tour 2002. L'année 2003 voit naître l'album WWIII, suivi du WWIII live 2003 un an plus tard. En plus de diriger KMFDM, Sascha Konietzko a également travaillé avec de nombreux artistes en tant que musicien, producteur ou remixeur, de Die Krupps, Front 242, Treponem Pal, Kidneythieves, M People, Peter Murphy en passant par Pig, Schwein, Sister machine gun et Swamp terrorists ... 

     

     

     

     


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